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Le Conseil de la fédération dévoile les noms des lauréats des
Prix de l’alphabétisation pour 2006
ST. JOHN’S, 28 juillet 2006 – Les
premiers ministres des provinces et des territoires ont annoncé
aujourd’hui les noms des lauréats des deuxièmes prix annuels de
l’alphabétisation du Conseil de la fédération. Un prix est décerné dans
chaque province et chaque territoire pour souligner une réalisation
exceptionnelle et l’excellence en matière d’alphabétisation.
Les récipiendaires d’un Prix de l’alphabétisation 2006 du Conseil de la
fédération sont :
Leslie Ion – Ontario
Céline Gaudreault – Québec
Jason Dykens – Nouvelle-Écosse
Nicolas Chabotte, Jennifer Hallihan – Nouveau-Brunswick
Daphne Joyce Prince – Manitoba
Linda Mitchell – Colombie-Britannique
Anne Morrison – Île-du-Prince-Édouard
Carey Rigby-Wilcox – Saskatchewan
Betty Martin – Alberta
Evelyn Keener – Terre-Neuve-et-Labrador
Cindy Voudrach – Territoires du Nord-Ouest
Rock Brisson – Yukon
Winnie Owingayak – Nunavut
« C’est pour moi un grand privilège de pouvoir féliciter les
récipiendaires des deuxièmes prix annuels de l’alphabétisation du
Conseil de la fédération », a déclaré Danny Williams, premier ministre
de Terre-Neuve-et-Labrador et président du Conseil de la fédération. «
Au nom de tous les premiers ministres, j’applaudis les efforts
exceptionnels et la contribution de ces lauréats à leurs communautés. »
Le prix vient saluer des contributions exceptionnelles dans le domaine
de l’alphabétisation, que ce soit au sein de la famille, chez les
Autochtones, en santé, sur les lieux de travail et au sein des
collectivités. Il est décerné aux éducateurs et éducatrices, aux
bénévoles, auxétudiants, aux organismes communautaires, aux organismes
non gouvernementaux ou aux entreprises dans chaque province et
territoire.
Chaque lauréat reçoit un certificat signé par le premier ministre de sa
province ou de son territoire, accompagné du médaillon du Prix de
l’alphabétisation du Conseil de la fédération.
- À SUIVRE -
Les premiers ministres ont créé ce prix en 2004 pour souligner
l'importance de l’alphabétisation comme élément essentiel pour une
économie et société actives.
Les premiers ministres ont souligné le lien crucial qui existe entre
l’alphabétisation et la formation professionnelle et l’enseignement
supérieur, qui sont de grandes priorités pour tous les Canadiens.
Le Conseil de la fédération regroupe les premiers ministres des treize
provinces et territoires. Il permet aux premiers ministres de travailler
en collaboration en vue de renforcer la fédération canadienne en tissant
des relations constructives entre les provinces et territoires et avec
le gouvernement fédéral.
Pour en savoir plus, rendez-vous au
www.conseildelafederation.ca
Renseignements
Loretta O’Connor, Secrétariat du Conseil de la fédération
Loretta@conseildelafederation.ca
613 563-4066
Renseignements biographiques
Lauréats 2006 du Prix d’alphabétisation du Conseil de la fédération
Leslie Ion – Ontario
Leslie Ion de Brantford, en Ontario, fait progresser l’alphabétisation
depuis plus de dix ans par le biais d’activités bénévoles. L’engagement
bénévole de Mme Ion couvre un large éventail de domaines, notamment les
activités d’apprentissage, le financement et le rayonnement
communautaire, et comprend son adhésion au conseil d’administration pour
le conseil d’alphabétisation du District de Brantford, où elle franchit
une étape clé de 1 000 heures bénévoles en 2004. Une avocate sincère de
l’alphabétisation, Mme Ion fait preuve d’un dévouement et d’une passion
hors du commun. Celle-ci connaît bien les problèmes d’alphabétisation et
sort des sentiers battus pour partager ses connaissances avec sa
communauté. Les propos de ceux qui ont proposé sa candidature sont
d’ailleurs éloquents : «Le jour où, il y a dix ans, Leslie Ion est
entrée dans notre bureau pour s’informer sur les possibilités de devenir
tutrice, est un jour béni des dieux pour le conseil d’alphabétisation de
Brantford.»
Céline Gaudreault – Québec
Madame Céline Gaudreault, 44 ans, citoyenne de Gatineau, s’est engagée
dans une démarche d’alphabétisation en 2004, en s’inscrivant, sous
l’encouragement de ses parents, à l’organisme d’action communautaire
autonome en alphabétisation « Le vent dans les lettres ». Alors qu’elle
était isolée et dépendante de ses proches, madame Gaudreault est
aujourd’hui autonome dans sa vie de tous les jours. D’ailleurs, au
départ de sa démarche de formation, son rêve était de : « Devenir
autonome et aider les autres ». Elle exprime d’ailleurs sa situation
actuelle en ces termes : « Je suis devenue une citoyenne autonome et
confiante et j’en suis fière! ». Ainsi, après plus de 2 ans, Mme
Gaudreault, en plus de se sentir à l’aise avec l’écrit, s’implique
activement dans son organisme de formation et dans sa communauté. Le
Prix d’alphabétisation sera décerné à Mme Céline Gaudreault en hommage à
sa détermination, sa persévérance et à ses réussites.
Jason Dykens – Nouvelle-Écosse
Souffrant d’un trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention,
Jason Dykens de la Nouvelle-Écosse dut quitter l’école à la fin de la
11e année. En mai 2003, Flowercart, une agence qui facilite la formation
et les occasions d’emploi pour les personnes qui ont des difficultés
d’apprentissage ou qui souffrent d’un handicap cognitif, ont embauché M.
Dykens qui occupa un poste chez Michelin. Prenant conscience qu’il
devait passer son test d’évaluation en éducation général (GED) pour
obtenir une meilleure paie et ainsi apporter un meilleur soutien
financier à sa famille, M. Dykens s’inscrivit à la Kings County Learning
Association (KCLA) en vue d’améliorer ses capacités de lecture,
d’écriture et de calcul. En raison de ses horaires professionnels, M.
Dykens devait rencontrer son tuteur et suivre des cours le soir après
son travail ou en fin de semaine. Il a réussi son GED en mai 2006. En
dehors de son travail et de ses études à temps plein, M. Dykens fait du
travail de rénovation bénévole dans une église locale et il envisage de
travailler bénévolement pour VON Canada. M. Dykens compte apporter à sa
communauté le même soutien que celui dont il a bénéficié auprès de la
KCLA.
Nicolas Chabotte – Nouveau-Brunswick
Nicolas Chabotte, de Campbellton, au Nouveau Brunswick, a abandonné
l’école alors qu’il n’était qu’en huitième année pour se lancer sur le
marché du travail. Une dizaine d’années plus tard, il s’est inscrit dans
un programme d’alphabétisation, mais il a encore une fois choisi la
route du travail. Mécontent des divers travaux à petits salaires qui
l’ont séparé de sa famille pour de longues périodes, un changement de
carrière l’a amené en construction, une carrière qu’il adore. Dans le
but d’élargir ses compétences dans ce domaine, il a décidé de retourner
aux études pour suivre le cours préparatoire au GED et ensuite de passer
ses examens afin de s’inscrire au cours de collège. Aujourd’hui, il aime
lire, et il s’est lié d’amitié avec ses compagnons de classe qui ont
bien apprécié son dynamisme et sa bonne humeur. M. Chabotte va commencer
le cours de charpenterie au Collège Communautaire du Nouveau-Brunswick à
Campbellton en septembre 2006.
Jennifer Hallihan – Nouveau-Brunswick
Jennifer Hallihan, résidente de St. John, au Nouveau Brunswick, a
abandonné l’école espérant obtenir un emploi et monter les échelons,
mais la naissance de son fils a changé cela. Parce qu’elle voulait
éduquer son fils, elle savait qu’elle devait terminer ses propres études.
Durant son séjour chez First Steps, un foyer pour jeunes femmes
enceintes ou mères, Jennifer a commencé à améliorer ses aptitudes à la
lecture et à l’écriture. Malgré les défis de dyslexie, de se trouver une
gardienne à plein temps, de s’occuper toute seule d’un bambin et du
déplacement pour se rendre à ses cours dans le cadre du programme Basic
Education Skills Training du Saint John Learning Centre, Jennifer prend
jamais de retard dans ses études. Toujours l’une des premières personnes
à se porter volontaire pour aider les autres, elle a aussi participé aux
activités de financement et à l’animation d’ateliers pour aider d’autres
personnes à développer de meilleures compétences parentales. Jennifer a
l’objectif d’être propriétaire d’une garderie – une qui est ouverte 24
heures par jour, 7 jours par semaine.
Daphne Joyce Prince – Manitoba
Daphne Joyce Prince de Winnipeg, au Manitoba, est une mère monoparentale
de quatre enfants déterminée à améliorer son sort et celui de sa famille.
En octobre 2004, Mme Prince s’est inscrite aux programmes
d’alphabétisation et de rattrapage à l’Aboriginal Learning and Literacy
Centre. Elle reprit son programme scolaire de 12e année et obtint son
diplôme d’études secondaires en juin 2006. Sa détermination et son
engagement envers ses objectifs de formation étaient évidents au
quotidien, et son attitude dévoila ses qualités de chef au cours des
activités du programme. Mme Prince fait partie du Literacy Partners of
Manitoba Learners Speaker Bureau où elle apporte son aide à d’autres
apprenants et défend l’alphabétisation auprès des bénévoles, du
gouvernement et des chefs d’entreprise. Selon Mme Prince : «J’aimerais
apporter mon aide aux femmes, aux enfants et à ma communauté. J’espère
qu’un jour mon nom sera lié à une bonne cause.»
Linda Mitchell – Colombie-Britannique
Linda Mitchell, de C-B, compte parmi les porte-paroles les plus
passionnés et les plus éloquents de la cause de l’alphabétisation. Elle
occupe le devant de la scène aux niveaux local, provincial et national
depuis les années 1980. À titre de volontaire du mouvement naissant en
faveur de l’alphabétisation des adultes dans les années 1980, Mme
Mitchell est devenue directrice exécutive de l’entreprise READ de
Victoria. Elle a participé à la création du projet Project Literacy
Victoria et est la fondatrice du réseau The Learners’ Network, l’un des
premiers programmes de tutorat bénévole à l’intention des adultes en
Colombie-Britannique. En 1990, Mme Mitchell a réalisé un rêve partagé
par un grand nombre de personnes : la formation d’un organisme
provincial d’alphabétisation pour défendre l’alphabétisation chez les
adultes et dans les familles en Colombie-Britannique. Mme Mitchell est
présidente du Premier’s Advisory Panel on Literacy, qui, au printemps
dernier, a soumis son rapport final évaluant la nature et l’étendue des
défis et des problèmes liés à l’alphabétisation en Colombie-Britannique.
Mme Mitchell a aussi consacré beaucoup d’heures bénévoles à des
organismes communautaires et d’alphabétisation, notamment à titre de
présidente du PGI National Committee entre 1998 et 2005. Grâce à son
sens des responsabilités, sa sagesse et sa ténacité, Mme Mitchell a joué
un rôle prépondérant dans la création du mouvement d’alphabétisation en
C-B.
Anne Morrison – Île-du-Prince-Édouard
Anne Morrison, de l'Île-du-Prince-Édouard, est une institutrice et une
formatrice d’adultes de longue date dont l’engagement auprès de tous ses
élèves est exemplaire. Son rôle a été déterminant auprès de ses élèves
qui ont pu améliorer leur qualité de vie en haussant leur niveau
d’alphabétisation. Ses élèves lui sont non seulement reconnaissants,
mais ils éprouvent également un profond respect à son égard. Son
approche de l’enseignement et de l’apprentissage a toujours consisté à
travailler avec des apprenants afin d’identifier les étapes requises
pour l’atteinte de leurs objectifs et de reconnaître les besoins
spécifiques de chaque élève. Son enseignement repose sur la répercussion
des efforts quotidiens sur les objectifs à long terme et il souligne les
réalisations quotidiennes. Cet encouragement constant des élèves leur
apporte un soutien précieux qui se traduit en succès. Mme Morrison est
l’exemple parfait de la façon dont un éducateur peut avoir une influence
positive et durable sur la vie d’un grand nombre de personnes. Ses
compétences d’enseignante, sa passion pour l’apprentissage, son
engagement envers ses apprenants et son optimisme incontestable font en
sorte que ses élèves ont confiance en l’avenir.
Saskatchewan – Carey Rigby-Wilcox
Apprenante, bénévole et avocate de l’alphabétisation, Carey Rigby-Wilcox
de Saskatoon, Saskatchewan, participe activement à la promotion et à
l’avancement de l’alphabétisation à l’échelle communautaire, provinciale
et fédérale. Elle est entrée dans le milieu de l’alphabétisation
communautaire par l’entremise de l’organisme READ Saskatoon en 1993, où
elle a d’abord été apprenante. Depuis, elle a entrepris de nombreuses
autres activités dans ce domaine, dont la formation de tuteurs en
alphabétisation. Comme elle le dit : «L’alphabétisation, c’est ma vie!».
Elle occupe actuellement le poste de vice-présidente du conseil
d’administration de READ Saskatoon. À titre de championne de
l’alphabétisation représentant les apprenants, elle est également membre
du conseil du Saskatchewan Literacy Network et du conseil
d’administration du Rassemblement canadien pour l’alphabétisation. Elle
a consacré de nombreuses heures au développement du Saskatchewan’s
Learners’ Speakers Bureau, a participé à l’organisation de congrès pour
les apprenants et a animé des ateliers. L’aide qu’elle a apportée
dernièrement à une collecte de livres à Saskatoon organisée par son
député a permis de recueillir plus de 10 000 livres. Mme Rigby-Wilcox a
reçu le prix Saskatchewan Literacy Award of Merit en 1999 et l’un des
Prix de l’alphabétisation de Postes Canada en 2001.
Betty Martin – Alberta
Betty Martin, résidante de l’Alberta, a effectué un travail d’aide
exceptionnel à titre de bénévole auprès des adultes en alphabétisation.
Depuis cinq ans, elle œuvre bénévolement au sein du Project Adult
Literacy Society (PALS) d’Edmonton. Au cours de la dernière année, elle
y a consacré près de mille heures et travaillait régulièrement avec
quelques apprenants. Elle a travaillé individuellement en alternance
avec quatre étudiants. En passant deux heures avec chacun d’eux pendant
un total de huit heures par semaine, elle a dépassé de beaucoup les deux
heures hebdomadaires exigées par le PALS. L’enthousiasme de Betty, sa
bonne humeur constante, son grand sens de l’humour et ses compétences en
tutorat font faire des progrès à ses étudiants et amènent le sourire au
bureau du PALS. L’un des étudiants de Mme Martin en témoigne : «Grâce à
Betty, je suis maintenant maître de mes activités. Je peux lire les
étiquettes quand je fais les courses. Je peux lire mon courrier. Je n’ai
plus peur de m’exprimer et j’ai confiance en moi.»
Evelyn Keener – Terre-Neuve et Labrador
Evelyn Keener, résidante du Labrador, a occupé divers postes en
enseignement au Labrador jusqu’à sa retraite du poste d’enseignante
spécialisée en 1999, à Happy Valley-Goose Bay. Après sa retraite, elle a
continué à œuvrer auprès des enfants ayant des besoins particuliers et
des enfants éprouvant des difficultés à l’école. En 2002, elle est
devenue tutrice auprès des adultes qui souhaitaient s’inscrire au
programme d’éducation aux adultes de niveau II du collège de sa région,
mais qui ne répondaient pas aux conditions d’admission. Elle a fourni
ses services de tutrice à des apprenants provenant de divers organismes
communautaires locaux et est recommandée par de nombreux amis et
agences. Le temps qu’elle consacre au tutorat des adultes dépend de la
volonté de ceux-ci, mais descend rarement en deçà de 25 à 30 heures par
mois. Mme Keener déclare que l’enseignement la passionnera toujours et
constitue un moyen gratifiant et concret d’aider sa communauté en
général et les apprenants en particulier.
Cindy Voudrach – Territoires du Nord-Ouest
Cindy Voudrach, mère monoparentale de trois enfants habitant les
Territoires du Nord-Ouest, s’est inscrite il y a deux ans au programme
d’alphabétisation des adultes et d’éducation de base (ALBE) du collège
Aurora à Inuvik. Dans ce court laps de temps, elle est passée du niveau
ALBE 120 (4e à 6e années) au niveau ALBE 150/160 (12e année). Elle a
réussi les examens d’anglais, de mathématiques, de sciences sociales et
de physique de la 12e année et est maintenant prête à entreprendre des
études postsecondaires. Son cheminement scolaire l’a également aidée sur
le plan personnel. Quand elle a commencé ses études, elle se disait
timide et peu sûre d’elle-même. Aujourd’hui, elle a l’assurance
nécessaire pour animer la cérémonie de clôture du programme ALBE
d’Inuvik. Championne de l’éducation des adultes, son formidable
engagement envers l’apprentissage a eu une grande influence sur sa
famille : ses encouragements ont convaincu sa nièce de reprendre le
chemin de l’école. Mme Voudrach a aidé la communauté à son tour en étant
bénévole lors de nombreux événements. Les professeurs de Cindy la
décrivent comme «une femme de tête qui ira loin».
Rock Brisson – Yukon
Rock Brisson, du Yukon, a eu une enfance difficile, passée dans des
familles d’accueil et des orphelinats. À 13 ans, même si ses compétences
étaient celles de la troisième année, il a été placé à l’école
secondaire. Il a quitté l’école quand l’alcool et les activités
illicites l’en ont éloigné. Il n’y est pas retourné pendant trente ans.
M. Brisson s’est marié, a eu des enfants et est devenu un homme
d’affaires prospère, propriétaire de Northern Lights Painting and
Renovation, tout ça sans savoir lire ni écrire. C’est en cherchant de
l’aide pour l’un de ses enfants que M. Brisson, qui souhaitait être un
bon modèle, a demandé du soutien pour lui-même. Aujourd’hui, il apprend
à lire en français et en anglais et à utiliser les technologies d’aide.
M. Brisson travaille avec des tuteurs de Yukon Learn, de l’Association
franco-yukonnaise, du Yukon Council on Disability et du Collège du
Yukon. Il écrit maintenant des lettres de soutien pour des programmes
éducatifs et de la poésie, en plus de rédiger son autobiographie et
d’être représentant des apprenants du Yukon aux réunions des apprenants
francophones à Ottawa. Maintenant âgé de 49 ans , M. Brisson affirme :
«Il n’est jamais trop tard pour apprendre. La lecture et l’écriture nous
offrent une multitude d’occasions de nous exprimer.»
Winnie Owingayak – Nunavut
Winnie Owingayak est l’une des aînées de Baker Lake au Nunavut. Depuis
de nombreuses années, Mme Owingayak anime une émission de radio
communautaire en Inuktitut où elle invite les aînés à appeler pour
partager leurs connaissances en racontant des histoires. Elle a
encouragé les Inuits à recueillir des mots inuktituts, à expliquer la
signification de chansons et de légendes et à enregistrer des entrevues.
Dans sa communauté à Baker Lake, elle s’active à organiser des danses et
des jeux culturels inuits, à discuter avec des enfants des niveaux
primaire et secondaire et à transmettre la riche culture inuite. Son
apport a été capital dans la création de Tuhaalruuqtut Ancestral Sounds,
une exposition du Baker Lake Inuit Heritage Centre qui présente des
chansons, des légendes et des photographies inuites que l’on peut
trouver sur le site Histoires de chez nous du Musée virtuel du Canada.
Un modèle pour les personnes de tout âge, Mme Owingayak a joué un rôle
précieux dans la préservation de la langue inuite et de la culture des
Nunavummiuts.
Renseignements
Loretta O’Connor, Secrétariat du Conseil de la fédération
Loretta@conseildelafederation.ca
613 563-4066
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