Le 15 novembre, 2005
Des provinces mettent en vedette
l’industrie de l’aquaculture dans la capitale nationale
Les ministres provinciaux
responsables des pêches et de l’aquaculture se sont rassemblés à
Ottawa dans le cadre d’une initiative unique, qui a pour but de
sensibiliser les députés et les sénateurs à l’importance de
l’industrie de l’aquaculture pour les Canadiens et Canadiennes des
régions rurales et côtières.
À cette occasion, les quatre provinces de l’Atlantique rencontrent
les députés de leurs provinces et, de concert avec l’Alliance de
l’industrie canadienne de l’aquaculture, ont convié les députés, les
sénateurs et les cadres supérieurs à une réception mettant en
vedette des produits aquacoles venant de divers coins du pays.
Les ministres suivants, énumérés selon l’ordre est-ouest des
provinces, participent à cette initiative : Trevor Taylor, ministre
alternatif des Pêches et de l’Aquaculture de Terre-Neuve-et-Labrador;
Chris d’Entremont, ministre de l’Agriculture et des Pêches de la
Nouvelle-Écosse; David Alward, ministre de l’Agriculture, des Pêches
et de l’Aquaculture du Nouveau-Brunswick et Kevin MacAdam, ministre
de l’Agriculture, des Pêches et de l’Aquaculture de
l’Île-du-Prince-Édouard. Le gouvernement du Québec appuie
l’initiative de promotion, mais Laurent Lessard, ministre de
l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec ne peut
être présent.
Les ministres invitent les parlementaires fédéraux de leurs
provinces à découvrir l’industrie canadienne de l’aquaculture et à
contribuer à dissiper les mythes qui font obstacle à la poursuite de
sa croissance. Ils ont souligné l’importance de l’appui des députés
et des sénateurs aux pressions qu’exercent les gouvernements
provinciaux pour que soient élaborés une politique et des programmes
nationaux d’aquaculture comparables à ceux qui existent dans le
secteur de l’agriculture.
« Cette visite a pour but de susciter chez nos parlementaires
fédéraux un intérêt et un appui pour cette industrie importante et
en pleine croissance », a déclaré le ministre de Terre-Neuve-et-Labrador,
Trevor Taylor. « Partout au pays, les régions rurales et côtières
sont aux prises avec les mêmes problèmes engendrés par la
disparition de l’industrie primaire traditionnelle. Or,
l’aquaculture est une industrie qui ne peut exister que dans les
localités rurales et côtières », a ajouté le ministre.
Les séances d’information ont pour but de renseigner les caucus et
les sénateurs sur les débouchés et le potentiel qu’offre l’industrie
canadienne de l’aquaculture et sur l’importance que revêt l’appui du
gouvernement fédéral pour la poursuite de son développement. Les
ministres sont d’avis que les parlementaires fédéraux de leurs
provinces peuvent contribuer à l’adoption d’une démarche coopérative
entre les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral à cet
égard. Ces séances d’information suivent la réunion du Conseil des
ministres des pêches et de l’aquaculture de l’Atlantique tenue à
Ottawa le 14 novembre.
« La Nouvelle-Écosse offre des possibilités extraordinaires pour
l’aquaculture. Il est toutefois difficile de mettre à profit ces
possibilités lorsque nos chefs politiques ne collaborent pas pour
appuyer l’industrie, a expliqué Chris d’Entremont, le ministre de la
Nouvelle-Écosse. Nous saisissons cette occasion pour renforcer le
fait que cette industrie est durable et qu’elle produit des aliments
sains et de haute qualité. »
« Nous rencontrons les députés, les sénateurs et les cadres
supérieurs fédéraux afin de leur expliquer le potentiel considérable
de développement économique au Canada atlantique grâce à
l’aquaculture. Pour ce qui est du Nouveau-Brunswick, la province
veut certainement miser sur le fait qu’elle est le deuxième
producteur aquacole du Canada et qu’elle produit 4 000 emplois
directs et indirects, la plupart dans les zones côtières, a ajouté
David Alward, ministre du Nouveau-Brunswick. »
Les ministres souhaitent faire front commun pour propulser
l’industrie canadienne de l’aquaculture sur la scène nationale et
faire valoir l’importance de l’aquaculture pour nos collectivités
rurales d’un océan à l’autre. La contribution de l’industrie
canadienne de l’aquaculture à l’économie nationale se chiffre
actuellement à un milliard de dollars. Cette industrie fournit de
l’emploi direct à 8 500 personnes et de l’emploi indirect à 3 800
autres.
« L’Île-du-Prince-Édouard est heureuse de discuter du potentiel de
l’industrie et de participer à l’effort collaboratif afin de
poursuivre sa croissance et son développement continus, a déclaré
Kevin McAdam, ministre de l’Île-du-Prince-Édouard. Tout en
maintenant la grande qualité de nos produits, nos autres objectifs
comprennent la transformation à valeur ajoutée et le développement
de nouvelles méthodes d’utilisation de nos ressources aquacoles. »
Lors des réunions du Conseil canadien des ministres des ressources,
tenues en octobre dernier à Saskatoon, les ministres des pêches et
de l’aquaculture des provinces et territoires avaient convenu qu’une
entente-cadre sur l’aquaculture constitue le pas le plus important
que peuvent faire les gouvernements pour donner une impulsion à ce
secteur de production de poissons et fruits de mer, qui est vital.
Ils ont demandé à leurs fonctionnaires d’élaborer une entente-cadre
sur l’aquaculture afin d’aider les entreprises aquacoles canadiennes
à s’implanter sur le marché international comme fournisseurs de
produits aquacoles de haute qualité.
“L’aquaculture représente un fort potentiel pour le Québec en
particulier pour le développement économique des régions maritimes.
Le gouvernement du Québec s’est doté d’outils importants pour que ce
développement se fasse de façon durable et ordonnée, notamment en
adoptant la Loi sur l’aquaculture commerciale entrée en vigueur en
2004. Il importe de poursuivre nos efforts en ce sens, a spécifié le
ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du
Québec, M. Laurent Lessard. Nous appuyons une telle initiative qui
souligne l’importance de l’aquaculture. »
Renseignements aux médias (Ottawa) : Tracy Barron, Communications,
(709) 729-1758
(Provinces)
Lori Lee Oates
Ministère des Pêches et de l’Aquaculture
Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador
(709) 729-3733, (709) 690-8403
Natalie Webster
Ministère de l’Agriculture et des Pêches
Gouvernement de la Nouvelle-Écosse
(902) 424-0192
Alain Bryrar
Ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Aquaculture
Gouvernement du Nouveau-Brunswick
(506) 444-4218
Wayne MacKinnon
Ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Aquaculture
Gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard
(902) 368-4888
Diane Tremblay
Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation
Gouvernement du Québec
(418) 368-7605
FICHE DOCUMENTAIRE
-
L’industrie
canadienne de l’aquaculture a connu une importante croissance au
cours des trois dernières décennies. Elle rapporte maintenant un
milliard de dollars à l’économie canadienne et fournit 12 400
emplois, directs et indirects.
-
L’industrie de
l’aquaculture de l’Est du Canada offre une solution de rechange
pour l’économie des collectivités rurales et côtières, qui
réduit la migration secondaire et qui permet aux jeunes de
demeurer dans leurs collectivités une fois leurs études
terminées.
-
L’industrie de
l’aquaculture de l’Est du Canada crée plus de 5 000 emplois
directs et indirects, ce qui représente une masse salariale de
plus de 100 millions de dollars.
-
L’industrie
canadienne de l’aquaculture alimente à longueur d’année les
marchés du monde entier en produits de haute qualité, sains,
nutritifs et savoureux.
-
Le saumon d’élevage
transforme le plus efficacement les provendes en protéine. Il ne
nécessite que 1,2 kilogramme de provendes pour produire un
kilogramme de protéine, comparativement à huit pour le bœuf et
quatre pour le porc.
-
La plus importante
usine de transformation de produits de la mer de Terre-Neuve-et-Labrador
produit du saumon d’élevage frais à longueur d’année. Sur le
marché mondial, la morue occupe le deuxième rang des grands
produits de l’aquaculture. Or, en plus de posséder les
conditions biophysiques idéales pour tirer parti de ce débouché,
Terre-Neuve-et-Labrador a acquis la technique et le savoir-faire
que cela nécessite.
-
La Nouvelle-Écosse
est dotée d’un littoral de 7 400 kilomètres comptant
d’innombrables baies et passages. Le réseau de recherche en
aquaculture de la province est reconnu comme l’un des meilleurs
en Amérique du Nord en raison des ses compétences en
biotechnologie, en nutrition, en santé du poisson et en
aquaculture.
-
L’aquaculture du
saumon représente la plus forte production dans le secteur
agroalimentaire au Nouveau-Brunswick et affiche une valeur de
179 millions de dollars.
-
L’Île-du-Prince-Édouard s’est taillée une réputation
internationale pour la qualité de ses produits aquacoles. Ses
huîtres de Malpeque sont de renommée mondiale et la province
produit aussi plus de 80 % des moules en Amérique du Nord.
-
L’industrie de
l’aquaculture a des retombées majeures sur de nombreux secteurs,
y compris entre autres : transformation; emballage; transport;
services vétérinaires; la production de provendes et la
fabrication d’équipement, ingénierie et conception; plongée et
recherche.
-
Les nouvelles
technologies et l’aquaculture de nouvelles espèces de poissons,
de crustacés et de mollusques sont très prometteuses pour
l’avenir.
-
Les importations de
produits aquacoles dominent les marchés des poissons et fruits
de mer aux États-Unis.
-
L’industrie de
l’aquaculture et les instances gouvernementales travaillent de
concert au développement durable de l’aquaculture, en recourant
notamment à des codes de bonne pratique, à la gestion de la
qualité, à des évaluations des incidences environnementales, à
la surveillance de l’environnement et à un programme national
sur la santé des animaux aquatiques.
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Les produits
aquacoles fournissent des moyens efficaces et non médicinaux de
réduire les facteurs de risque et de prévenir les maladies comme
:
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